Au delà du thème, ce qui m'intéresse c'est de montrer que cette image de notre humanité qui semble si peu flatteuse nous renvoie au contraire le reflet d'une humanité profonde, fragile et respectable.
Notre société contemporaine voudrait nous faire croire que l'homme se doit d'être un surhomme en toute circonstance. Que la faiblesse, la maladie, le handicap et même la mort n'ont pas de place dans cette idéologie de la toute puissance. Combien de gens se suicident aujourd'hui dans les entreprises? Quelle détresse quand on perd son emploi.
L'homme se doit d'accepter aussi qu'il peut ne pas être toujours performant, qu'il peut tomber malade, vieillir et même mourir un jour. Il se doit d'intégrer et d'accepter sa faiblesse et remettre en cause avec véhémence ce fantasme de la toute puissance.
Je voudrais réaliser une sculpture dont on pourra penser en la voyant que c'est véritablement une personne, la distanciation se produira inévitablement ensuite et amènera le spectateur à s'interroger sur cet autre qui devient objet de création.
J'ai voulu amener dans la gestuelle de Petit Homme comme une douce interpellation, une invitation ludique. Ne nous questionne-t-il pas simplement sur nous même et sur notre façon d'appréhender le monde.
Le dessin préparatoire à la sculpture de "Petit Homme"
Petit Homme en cours de réalisation, décembre 2008
A suivre...









